15-17 mars 2007
Mis en ligne le mercredi 21 février 2007
Université Paul-Valéry-Montpellier III
15-17 mars 2007
Co-organisateurs
Anastasios Brenner et Annie Petit
Professeurs à l’Université Paul-Valéry
Avec la collaboration de
Histoire et philosophie des sciences, Université de Genève
Centre de Recherches Philosophiques, Université Lyon III
Équipe de recherche de philosophie, Université Paul-Valéry
comité scientifique
Bernadette Bensaude-Vincent, Professeur à l’Université Paris X
Anastasios Brenner, Professeur à l’Université Paul-Valéry
Claude Gautier, Professeur à l’Université Paul-Valéry
Jean-Paul Laurens, Maître de Conférences à l’Université Paul-Valéry
Daniel Parrochia, Professeur à l’Université Lyon III
Annie Petit, Professeur à l’Université Paul-Valéry
Jean-Claude Pont, Professeur à l’Université de Genève
Avec le soutien de
Centre National de la Recherche Scientifique
Conseil Régional Languedoc-Roussillon
Ville de Montpellier
Pôle Universitaire Européen de Montpellier et du Languedoc-Roussillon
Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier
Université de Genève
Université Jean Moulin Lyon III
Université Paul-Valéry Montpellier III
Il y a presque un siècle, fut créée pour Gaston Milhaud la première chaire de philosophie des sciences à la Sorbonne. C’est le début d’un enseignement, relayé par Abel Rey puis par Bachelard, qui ne cessera plus jusqu’à aujourd’hui. C’est aussi l’aboutissement d’un parcours exceptionnel, qui mérite d’être rappelé.
Milhaud est né à Nîmes en 1858. Après des études de sciences à l’École normale supérieure et l’obtention de l’agrégation de mathématiques, il enseigne cette discipline au lycée, tout en poursuivant des recherches dans le champ nouveau de la philosophie et de l’histoire des sciences. En 1894, Milhaud soutient sa thèse de philosophie. Il est aussitôt appelé à la Faculté des lettres de Montpellier, où il développe un enseignement philosophique qui explore la science, aussi bien dans son évolution historique que dans sa construction conceptuelle. Il est également actif dans l’établissement d’une collaboration avec les facultés des sciences, de médecine et de droit, et se montre ouvert au développement de nouvelles approches, notamment à la sociologie naissante.
Ses efforts prennent du relief dans le cadre de la fondation de l’université républicaine. En 1909, une chaire d’« Histoire de la philosophie dans ses rapports avec la science » est créée pour lui à la Sorbonne. Milhaud a réussi à surmonter le cloisonnement entre disciplines et a travaillé à réconcilier les sciences et les lettres. Son exemple témoigne de la recherche d’une interdisciplinarité toujours nécessaire aujourd’hui.
L’œuvre de Milhaud, qui comprend une dizaine de livres et de nombreux articles, touche à de multiples aspects de la philosophie des sciences. À travers une série d’études sur ceux qui l’ont précédé - Comte, Cournot et Renouvier - Milhaud nous permet de marquer les premières étapes de cette discipline naissante. Il poursuit son exploration en étudiant la connexion profonde entre science et philosophie chez Platon et chez Descartes. Enfin, il nous livre une théorie originale de la rationalité. Il en tire d’importantes conséquences : contingence, création et choix sont inhérents à la démarche scientifique. Par là, il tend à une réflexion sur la responsabilité humaine.
Jeudi 15 mars
Salle Pétrarque, Montpellier
14h00
Ouverture : Annie Petit, Professeur à l’Université
Paul-Valéry
Allocutions de bienvenue
14h30
Présidence : Claude Gautier, Professeur à l’Université Paul-Valéry
Bernadette Bensaude Vincent (Université Paris X)
« L’évolution du rationnel chez les contemporains de Milhaud »
15h10
Michel Blay (CNRS)
« Histoire des sciences et idée de science chez Milhaud »
15h50
Danielle Milhaud-Cappe (Université Paris I)
« Gaston Milhaud : une personnalité modeste et audacieuse »
16h30
Pause
16h45
Anastasios Brenner (Université Paul-Valéry)
« La conception philosophique de Milhaud »
17h25
Jean-Paul Laurens (Université Paul-Valéry)
« Milhaud, Montpellier et l’interdisciplinarité »
18h30
Présidence : Anastasios Brenner, Professseur à l’Université Paul-Valéry
Conférence plénière
Daniel Parrochia, Professeur à l’Université Jean Moulin Lyon III
« Y a t il une philosophie française des sciences ? »
Vendredi 16 mars
Salle Jourda, Université Paul-Valéry
9h
Présidence : Jean-Claude Pont, Professeur à
l’Université de Genève
Thierry Martin (Université de Franche-Comté)
« Milhaud lecteur de Cournot »
9h40
Michaël Heidelberger (Université de Tübingen)
« Milhaud et Émile Boutroux »
10h20
Annie Petit (Université Paul-Valéry)
« Milhaud et Auguste Comte »
11h
Pause
11h15
Giovanna Cavallari (Université de Rome)
« Milhaud et Charles Renouvier »
11h55
Frédéric Fruteau de Laclos (Université de Tours)
« Milhaud et Meyerson : de l’opposition sur la causalité à l’accord sur le rationnel »
14h30
Présidence : Michio Kobayashi, Professeur à
l’Université de Kyoto
Denis Kambouchner (Université Paris I)
« Milhaud et Descartes »
15h10
Simone Mazauric (Université de Nancy)
« Milhaud, Descartes et la philosophie des sciences »
15h50
Pause
16h05
Jean-Claude Pont (Université de Genève)
« Milhaud et les mathémathiques du XIXe siècle »
16h45
Michel Bourdeau (CNRS)
« Milhaud, Émile Borel et Paul Du Bois Reymond »
Samedi 17 mars
Salle Jourda, Université Paul-Valéry
9h00
PRESIDENCE : Bernadette Bensaude Vincent,
Professeur à l’Université Paris X Nanterre
Bernard Vitrac (CNRS)
« La réflexivité dans les mathématiques grecques anciennes : l’exemple des principes de la démonstration »
9h40
Béatrice Bakhouche (Université Paul-Valéry)
« Les philosophes-géomètres de la Grèce à l’époque hellénistique et romaine »
10h20
Pause
10h35
Jean-Luc Périllié (Université Paul-Valéry)
« Platon et la question des irrationnelles, d’après Gaston Milhaud »
11h15
Eva Telkes-Klein (Centre de Recherche Français de Jérusalem)
« Situation et perspectives »
11h55
Anastasios Brenner (Université Paul-Valéry)
Clôture du colloque